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| COMMUNIQUÉ de PRESSE |
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| QUARKS Fête de l'Internet'99 |
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Jeudi 18 mars 1999 Les 20 /21 Mars 99 se déroulera durant 48 heures une performance/installation online autour du concept du "NON-LIEU" social et politique. A l'occasion de cette création d'art en réseau, LIEU POUR UN NON LIEU questionnera le public sur la nature des liens sociaux, culturels et politiques qui nous unissent, tissent la toile du net et définissent de nouveaux LIEUX. Une machine à peindre de grandes dimensions, mise en réseau proposera la réalisation d'une "peinture en direct" sous forme d'un polaroid géant à partir d'une " identité " ( photos, images, traces, sons, textes....etc ) choisie par la machine à peindre. L'envoi des " identités " se faisant par l'intermédiaire du site : http://www.ensad.fr/~longa/fete/lieu Au fur et à mesure de la performance, l'espace d'accueil du NON-LIEU se transformera progressivement par l'ajout de stimulis (traces sonores via Realaudio ) que chacun découvrira en cliquant au gré de son parcours. Du NON-LIEU initial proposé, celui-ci deviendra au cours du temps un Lieu commun, une " doxa ". Parcourant cet espace, le spect-acteur pourra pénétrer au travers d'un lieu commun, de droit commun, après avoir décliné son" identité ". Ce lieu public, pour le public, par opposition au NON-LIEU public, mais pas pour le public ( dixit article/Libé - Affaires du Sang Contaminé), offrira à celles ou ceux qui y circulent, d'en prendre possession, y laisser des messages ( textuels, iconiques ou sonores, traces de leurs circulations, déambulations, périgrinations.... LIEU POUR UN NON LIEU nous propose un parcours Nomade au travers de ces NON-LIEUX sociaux, géographiques et politiques, c'est à dire au travers d'espaces qui ne sont pas eux-mêmes des lieux communs, autochtones...... LIEU POUR UN NON-LIEU nous interpelle tous comme spect-acteurs sur le sens de nos propres expériences sociales, politiques, perceptives, émotionnelles, nous interrogeant sur les mécanismes mis en oeuvre ( Déclinaison de son identité ....). LIEU POUR UN NON-LIEU est plus qu'une fenetre ouverte sur ces nouveaux espaces, qui à l'instar d'Alice, nous invitent à en franchir le seuil. La mise scène des regards ne se represente pas. Toutes ces données informationnelles, lumineuses, sonores qui traversent le cyber-espace marquent les corps, comme tous ces code à barres qui envahissent les lieux communs, faisant du citoyen un prisonnier potentiel de droit commun. QUELQUES BREFS RAPPELS " Les NON-LIEUX sont aussi bien les installations nécessaires à la circulation accélérée des personnes et des biens ( voies rapides, échangeurs, gares, aéroports, réseaux ) que les moyens de transport eux-mêmes ( voitures, trains, avions ou internet ). Mais également les grandes chaines hotelières aux chambres interchangeables, les supermarchés ou encore, différemment, les camps de transit prolongé où sont parqués les refugiés de la planète..., les sites URL....." (Réf. Marc AUGE - Non-Lieux - Ed Seuil). Le NON-LIEU est donc tout le contraire d'une demeure, d'une résidence d'artiste ou non, d'un lieu au sens commun du terme. Seul, mais semblable aux autres, l'utilisateur du NON-LIEU entretient avec celui-ci une relation contractuelle symbolisée par le billet de train ou d'avion, la carte présentée au péage ou même le chariot poussé dans les travées d'une grande surface, enfin le password lui permettant de naviguer, circuler dans de nouveaux territoires. Dans ces NON-LIEUX, on ne conquiert son anonymat qu'en fournissant la preuve de son identité - passeport, carte de crédit, chèque, login, password, adresse IP ou tout autre permis qui en autorise l'accès. Ainsi comme au travers des Passages parisiens de Walter Benjamin, l'on peut se croiser à un carrefour alors que l'échangeur interdit toute rencontre. Aujourd'hui, les repères de l'identité, les règles judiciaires et le statut de l'histoire changent en même temps que l'organisation de l'espace. INSTALLATION L'hypothèse défendue ici, au travers cette exposition est que la surmodernité est productrice de non-lieux sociaux, géographiques et politiques, c'est à dire d'espaces qui ne sont pas eux-mêmes des lieux communs, autochtones et qui contrairement à la modernité de la fin du XIX et début du XX siècle n'intègrent pas les lieux anciens: Ceux - ci répertoriés, classés et promus " lieux de mémoire ", y occupent une place circonscrite et spécifique. Un monde où l'on nait en clinique et où l'on meurt à l'hopital, où se mettent en place les banques de sperme , où se multiplient, en des modalités luxueuses ou inhumaines, les points de transit et les occupations provisoires ( les chaines d'hotels et les squats, les clubs de vacances, les camps de refugiés, les bidonvilles promis à la casse ou à la perennité pourrissante ), où se developpe un réseau serré de moyens de transports, de communications, qui sont aussi des espaces habités, un monde ainsi promis à l'individualité solitaire, au passage au provisoire et à l'éphémère. Seul(,e) mais semblable aux autres, l'utilisateur du NON-LIEU proposé est avec celui-ci ( ou avec les puissances qui le gouvernent (le, les gouvernements, les institutions, les hommes politiques, d'influences..) en relation contractuelle.L'existence de ce contrat lui est rappelée à l'occasion ( le mode d'emploi du NON-LIEU en est un élément ) : le billet qu'il a acheté, la carte qu'il devra presenté au péage, son login, ou même le chariot qu'il pousse dans les travées du supermarché, le code à barres en sont la marque plus ou moins forte. Le contrat a toujours rapport avec l'identité individuelle de celui qui y souscrit. D'une certaine manière l'utilisateur du non lieu est toujours tenu de prouver son innocence. Le controle à priori ou à posteriori de l'identité et du contrat place l'espace de la consommation/communication sur-moderne sous le signe du NON-LIEU : On n'y accède qu'innocent ou coupable comme dans cette installation mémoires de sang, "LIEU POUR UN NON-LIEU". L'espace du NON-LIEU délivre celui qui y pénètre de ses déterminations habituelles ( coupables non, responsables oui ...!! ). Ainsi L.Fabius, Georgina Dufois, Edmond Hervé se trouvent confrontés avec une image d'eux-mêmes, une bien étrange image en verité. Les seuls visages qui se peignent, la seule voix qui prenne corps, dans le dialogue silencieux qu'ils poursuivent avec le public qui s'adresse à eux comme aux autres, ce sont leurs images d'une solitude d'autant plus déroutante qu'elle en évoque des milliers d'autres, ceux qui furent contaminés, puis condamnés. L'espace du NON-LIEU ne crée ni identité particulière, singulière, ni relation, mais solitude et similitude. . . . . . |
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