Holosculptures - Paysages Virtuels
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@RT+Com Gallery spécialisée dans la diffusion d'Art Photonique, d'Art en réseaux intéractif et en représentation virtuelle, ouvre ses portes à Paris par l' exposition d'une sélection d'oeuvres du Sculpteur holographe monumental français et canadien de réputation internationale Georges DYENS qui vient d'obtenir la plus haute distinction en art holographique pour 1994: la Shearwater Award ( Etats-Unis). |
L'exposition intitulée " Virtualscape : Paysages virtuels " consiste en une installation multi-media ( sculpture, hologrammes, musique, vidéo ) se déroulant dans le temps et l' espace grâce à un système électronique programmé.La thématique développée concerne les préoccupations existentielles de l' homme dans son environnement.
Cette exposition est placée sous l'égide du GRIP ( Groupe Recherche Informatique Picturale ) et du CETEC ( Centre Européen de Technoculture) basé à l' Université Dauphine de Paris dirigé par Elie Théophilakis et sous la présidence d'honneur de Roy-Ascott artiste multi-média et des réseaux de communication-théoricien-directeur de CAIIA (pays de Galles).
L'Exposition cherche dans un premier temps, à sensibiliser le public parisien à cette nouvelle forme d'art et à inciter les médias à diffuser l' aspect original de l'oeuvre et, dans un deuxième temps à identifier les organismes et institutions muséales intéressés à organiser une exposition substantielle de la création de Georges Dyens ( 1982 à aujourd'hui).
La préface du catalogue est signée Hervé Fischer, philosophe et sociologue français co-directeur de la cité des Arts et Nelles Technologies de Montréal.
L'invisible visible dans l'oeuvre de Georges Dyens
En 1992, lors de mon passage à Montréal, j'eus l'opportunité de rencontrer Georges Dyens dans le cadre d'une exposition internationale où il présentait une oeuvre monumentale: BIG BANG III, installation holographique multimédia. Cette oeuvre proposait une vision éthérée et sidérale, projetant l' homme dans le cosmos, prolongation de son habitat existentiel dans un de ces nouveaux paysages virtuels enfantés par ces nouvelles technologies hybridant l' analogique et le numérique.
Bien que ses oeuvres soient largement répandues en Amérique du Nord, son travail peu connu en France, méritait exposition à Paris dans ce nouvel espace dédié aux arts médiatiques.
@rt+Com Gallery ouvre ainsi au travers de l' exposition Virtuels-Paysages de cet artiste franco-canadien, une série de manifestation portant sur les nouveaux territoires de la Culture où le Paysage, à l' instar du "Musée Imaginaire" de Malraux, n' a et ne saurait avoir, reflet de notre société, " d' autre lieu que l' esprit de chacun ".
Le réel perd alors son statut premier, particulier puisqu'il n'est plus lié au visible. Les oeuvres de G.Dyens soulignent non seulement cette visibilité de l' invisible mais plus encore l' invisibilité du visible ou sa déréalisation. " Ce qui était visible est remis en cause par le fait même que l' invisible, le virtuel, devient un élément au moins aussi important, sinon plus, que le visible".
G.Dyens nous interpelle tous comme spectateurs sur le sens de nos propres expériences perceptives, émotionnelles, s'interrogeant lui-même à travers ses holosculptures sur les mécanismes qu'il met en oeuvre.En effet ses hologrammes sont plus que des fenêtres ouvertes sur ces nouveaux et indicibles Paysages qui, à l'instar d' Alice, nous invitent à en franchir le seuil.La mise en scène des regards ne se représente pas.Ces ondes lumineuses, sonores qui traversent tout l' espace marquent les corps.Ces événements permettent ainsi au spectateur d' appréhender son propre réel au travers du virtuel.
La cohérence du travail de G.Dyens fonde son unité et donne le change à la limitation du champ observé: la plénitude du spectacle offert dépendant à son tour de la sensible et rigoureuse complémentarité des formes et des couleurs mises en oeuvre.
La force de ses oeuvres tient principalement au fait que la complexité des processus programmatiques mis en jeu n'apparait pas et que l'environnement médiatique proposé par le traitement dynamique de ce nouvel espace d'exposition appelle spontanément notre immersion sensorielle au sein de cette réalité virtuelle, intéractive, stéréoscopique où l'observateur devient " spect-acteur ".